Nouvelles Ecritures


Jeune Photographie marocaine

A l’occasion de son inauguration officielle, la Fondation pour la Photographie de Tanger a choisi de soutenir le travail de jeunes photographes marocains. Cet événement a été organisé en partenariat avec la librairie les insolites de Tanger où Stéphanie Gaou, sa créatrice, œuvre depuis ses débuts à la valorisation de la photographie à Tanger. À cette occasion, la librairie a accueilli une partie de l’exposition.

Librairie les insolites

Écrire, c’est prendre un risque. Les photographes de l’exposition « Nouvelles Écritures » se sont chacun engagés sur un chemin d’expression plus ou moins périlleux : informer, révéler, dénoncer, inventer, raconter…

Leurs pratiques photographiques, si elles ne sont pas forcément pionnières, contribuent cependant à renouveler le genre au Maroc. Et comme dans toute forme d’écriture, il s’agit là de point de vue.

Basés au Maroc ou à l’étranger, choisissant de photographier leur pays, à la lisière ou au-delà de ses frontières, ils portent tous un regard engagé. Que ce soit dans la mise au jour de nouveaux sujets, dans la recherche d’une esthétique visuelle ou dans une quête intérieure documentée par l’image.

Les images de cette exposition disent chacune quelque chose d’un monde, d’une présence ou d’une intention. Il nous appartient à présent de les lire, de percevoir ce qu’elles disent du Maroc d’aujourd’hui, de cette jeunesse qui se documente elle-même, se transcende et s’exporte vers d’autres horizons. Il nous revient de prendre un risque à notre tour, celui de comprendre ce qu’elles racontent de nous et des autres, ici et maintenant.

Marie Moignard, commissaire de l’exposition.

Exposition du 17 aout au 30 septembre 2019

Zakaria Aït Wakrim manipule la lumière en alchimiste et brouille les pistes de la perception.

Chez Céline Croze, photographe française née au Maroc et issue du cinéma, l’écriture fictionnalise le réel.

Les « portraits de paysages » de Hicham Gardaf tendent vers une représentation photographique quasi abstraite de la région de Tanger.

M’hammed Kilito témoigne de l’existence de jeunes gens qui affirment leur individualité dans une société communautaire.

Seif Kousmate a plongé en immersion au Mont Gourougou pour raconter le quotidien des migrants subsahariens.

Mehdy Mariouch a documenté la survie d’autres laissés-pour-compte, dans les anciennes mines de Balima et Jerrada.

A Nador, Fatima Zohra Serri livre sur Instagram un journal de ses émotions, écriture de l’intime plus universelle qu’on ne le croit.

Autres expositions

  • Talents

    Portraits noir et blanc de figures connues du monde de l’art, de la littérature et des arts plastiques, pour qui Tanger est une source d’inspiration.